Curiosités parisiennes Guide de Paris

Des lieux secrets qui valent la visite à Paris

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Et si on sortait des sentiers battus et que l’on allait à la découverte de lieux secrets, cachés, voire confidentiels à Paris ? On vous dévoile des lieux pour découvrir Paris autrement, que vous soyez Parisien ou touristes en quête de bons plans.

Paris regorge de mystères et de recoins cachés. Même en étant parisien, on découvre toujours de belles pépites secrètes. Entre spots peu connus et sites bien cachés, on vous dévoile des trésors insoupçonnés, loin de l’agitation des sites touristiques classiques. Vous ne verrez plus la capitale de la même façon après avoir exploré ces 10 lieux insolites que l’on a dénichés pour vous.

 

 

 

 

 

 

Ces 10 lieux insolites et secrets sont autant de pépites qui révèlent la richesse et la diversité de Paris. On vous a dévoilé ces secrets bien gardés, à vous maintenant de partir à l’aventure ! Profitez de ces expériences uniques et partagez-les avec vos proches.

 

 

Des lieux secrets qui valent la visite, à découvrir :

 

Un air d’Alsace à Paris

 

 

 

 

 

 

Il y a plus d’un siècle la petite Alsace fut nommée ainsi par ses premiers habitants.

 

 

 

 

 

Au cœur du 13ème arrondissement de Paris, cachée par les immeubles et les maisons des rues attenantes, on y découvre une magnifique cité-jardin qui n’a rien avoir avec l’architecture de la capitale.

 

 

 

 

 

Celle-ci fut construite à la demande de l’abbé Jean Viollet et de sa société d’habitations à bon marché, par l’architecte Jean Walter en 1912. Il était chargé de construire une quarantaine de maisons mitoyennes pouvant accueillir des familles nombreuses allant jusqu’à 12 personnes. Construites dans le style alsacien, les maisons à colombages aux toits en croupe ou à double pente s’organisent autour de charmantes terrasses et d’une cour arborée de 500 m2. Cet ensemble donne l’impression d’être à l’Est de la France dans un village typique de l’Alsace.

 

 

 

 

Si vous voulez vous y rendre, il faut passer le portail bleu du numéro 10 de la rue Daviel. S’il est ouvert, pas de problème, vous pouvez entrer discrètement dans la propriété privée. Si le portail est fermé, un riverain vous laissera sans doute entrer quelques minutes si vous lui demandez gentiment. Dans tous les cas, on veille à ne pas dépasser la limite fixée par les riverains pour leur tranquillité.

 

 

 

La porte 10, rue Daviel, cache une cour rectangulaire bordée de pavillons en briques à pans de bois.

La villa Daviel, charmante impasse résidentielle doit son nom à la rue du même nom sur laquelle elle débouche au numéro 7 et est achevée en 1912.

Jacques Daviel médecin de Louis XV, à qui elle rend hommage, est le premier chirurgien en France à avoir réussi une opération de la cataracte.

Les façades coquettes de ces pavillons s’articulent autour d’un square de 550 mètres carrés. Cet ensemble, destiné à l’origine à l’hébergement de populations démunies, est devenu un havre de paix pour tout parisien à la recherche d’une atmosphère villageoise.

 

 

 

 

 

Elle est achevée en même temps que la Petite Alsace situé juste en face, ce cul-de-sac résidentiel avec des pavillons sans prétention de briques jaunes et rouges. Chaque maison a son propre jardin reflétant le goût du propriétaire pour le fuchsia, rose ou la glycine.

La Villa Daviel et « Petite Alsace »

7 & 10, rue Daviel

75013 Paris

La Coulée Verte de Paris, la promenade insolite et cachée qui nous emmène de Bastille à Vincennes

 

 

 

 

La Coulée Verte René-Dumont de Paris, autrefois appelée Promenade plantée, est une belle balade méconnue des parisiens qui nous emmène dans un parcours verdoyant allant de la Bastille jusqu’au bois de Vincennes tout en passant par-dessus le Viaduc des Arts.

 

 

On prend un peu de hauteur et on s’offre une belle découverte insolite et ombragée, à l’abri des voitures et du tumulte parisien.

 

 

Pour la petite histoire, la Coulée Verte René-Dumont, anciennement Promenade Plantée, c’est un parcours de plus 4,7 km qui part de l’Opéra Bastille jusqu’au boulevard périphérique au niveau de la porte de Montempoivre (au niveau de la jonction entre le boulevard Carnot, l’avenue Émile-Laurent et de la rue Édouard-Lartet). La Coulée Verte suit le tracé d’une ancienne voie ferroviaire, elle vous plonge dans un paysage verdoyant qui peut même nous faire oublier l’agitation de la capitale.

 

 

Ici, on découvre une flore sauvage préservée et on adore les plans d’eau fleuris qui laissent apercevoir les poissons qui y vivent.

Sur cette voie bucolique, c’est autre visage de la capitale qui s’offre à vous. Ici la nature a repris ses droits sur ce vestige de l’ère industrielle. De l’Opéra Bastille, on accède à la promenade via la rue de Lyon en grimpant sur les escaliers qui indiquent la Coulée Verte. Mais vous pouvez également y accéder un peu plus loin au niveau des boutiques et ateliers d’artistes qu’abritent désormais le Viaduc. Des tulipes au printemps en passant par les roses et autres jasmin en été, on se laisse séduire par la jolie balade qui se présente tel un jardin à parcourir.

On passe par-dessus le boulevard Diderot, cet axe majeur 12ème arrondissement qui a été réalisé par le baron Haussmann en 1853 dans le but de relier la Seine à la place de la Nation en passant par la Gare de Lyon mais aussi au-dessus du Jardin de Reuilly où le passage se transforme en pont suspendu.

Tout au long de la balade, ne manquez pas de découvrir les œuvres des street-artistes qui ont investi les lieux. On découvre par exemple, les peintures de Caroline Laguerre au niveau du commissariat du 12e arrondissement.

On aime à découvrir les quatre jardins dans lesquels on peut faire escale : le Jardin de Reuilly, le square Charles-Péguy, le Jardin de la Gare-de-Reuilly et le Jardin Hector-Malot.

Bref, si vous avez envie de découvrir un autre visage de Paris, de parcourir une jolie balade verdoyante à travers les odeurs de fleurs et de fontaines pour vous rafraîchir avant de vous poser dans l’un des beaux jardins qui jonchent le parcours, voilà une belle découverte gratuite à vous faire.

Coulée Verte de Paris René-Dumont

1 Coulée Verte René-Dumont

75012 Paris

Insolite : l’Hôtel du Petit Moulin, une adresse secrète cachée derrière une boulangerie à Paris

 

 

Le saviez-vous ? Il existe à Paris un hôtel caché derrière la plus ancienne boulangerie de la capitale. Derrière cette façade inscrite aux Monuments Historiques, l’Hôtel du Petit Moulin vous dévoile ses secrets.

 

 

 

 

À Paris, il n’est pas rare de tomber nez à nez avec un concept secret. Une entrée discrète dans un lavomatique, un passage dans les cuisines d’un restaurant, un livre tiré au hasard dans une bibliothèque peuvent d’un seul coup vous mener à un speakeasy. En revanche, un hôtel caché en plein Paris, ça serait très fort…

 

 

 

Figurez-vous qu’il en existe un, dont la couverture est quasiment insoupçonnable. Si vous vous baladez du côté du troisième arrondissement de Paris, non loin de la très gourmande rue de Bretagne, vous avez peut-être remarqué une boulangerie dont la façade évoque le Paris d’Antan. Classée Monument Historique, il s’agit de la plus ancienne adresse de ce type dans la capitale. Son origine remonterait à l’époque Henri IV, rien que ça !

 

 

 

 

Sachez que cette boulangerie cache un grand secret : il s’agit de l’entrée de l’Hôtel du Petit Moulin, une adresse cachée à Paris. Si vous ouvrez l’oeil, vous remarquerez quelques indices : sur l’une des vitrines, ainsi que l’enseigne suspendue au-dessus de l’entrée, vous apercevrez le nom de l’hôtel. Il ne vous reste plus qu’à passer la porte pour découvrir ce spot surprenant.

 

 

 

 

On retrouve alors une boutique-hôtel 4 étoiles dont le charme est une ode à la capitale. Les espaces atypiques, comme il est courant d’en trouver dans le quartier du Marais, ont été décorés par le créateur de mode Christian Lacroix, rien que ça ! On peut difficilement faire plus parisien ! Ici, chaque chambre dévoile une ambiance qui lui est propre, rendant le lieu propice à devenir un pied-à-terre régulier.

Les Parisiens d’un jour et de toujours peuvent en profiter pour s’accorder une halte dans le chaleureux bar de l’Hôtel du Petit Moulin qui nous offre une ambiance comme à la maison en nous plongeant dans un cadre convivial qui rappelle l’ambiance typique des vieux cafés parisiens avec une touche branchée qui rajeunit le tout !

Hôtel du Petit Moulin

29 Rue de Poitou

75003 Paris

Le Jardin d’Agronomie Tropicale, le jardin caché insolite aux trésors exotiques

 

 

 

 

 

 

Connaissez-vous le Jardin d’Agronomie Tropicale René-Dumont ? Ce lieu exotique chargé d’histoire, caché dans le Bois de Vincennes ? On vous emmène à la découverte de ce jardin insolite aux multiples trésors dépaysants.

 

 

 

 

 

Le Jardin d’Agronomie Tropicale, niché à l’Est du Bois de Vincennes à Paris, est un havre exotique ouvert au public. En franchissant ses grilles, on est immédiatement transporté dans un voyage à travers le temps et les continents. Balade ombragée, abrité par la fraicheur des arbres, ce spot fait partie des plus beaux jardins à visiter dans la capitale.

 

 

 

Établi à la fin du XIXe siècle, le jardin était initialement un lieu de production et d’expérimentation de plantes tropicales destinées aux colonies françaises. À la suite de l’exposition universelle de 1900, il accueillit des serres du chocolatier Meunier et du caféier Hamel, et devint le site d’une exposition coloniale en 1907.

Le jardin qui fait aujourd’hui 4 hectares, divisé en deux parties principales représentant l’Asie et l’Afrique, offre un périple fascinant. Du côté asiatique, on retrouve une ambiance d’Indochine avec une pagode, un village reconstitué, des rizières, et un diorama présentant des paysages célèbres.

 

 

Le côté africain, quant à lui, présente des villages soudanais, congolais, malgache, ainsi qu’un campement touareg.

 

 

Après l’exposition, le jardin continua d’être un centre de production et d’enseignement, avec certains pavillons transformés en laboratoires ou salles de cours.

Jardin d’Agronomie Tropicale

45 Av. de la Belle Gabrielle

75012 Paris

 Le  Jardin Alpin secret du Jardin des Plantes, une pépite à l’accès caché

 

 

 

 

 

Le Jardin des Plantes cache en son sein un jardin alpin magnifique. Situé entre les Grandes Serres et la Ménagerie, ce jardin, qui n’a pas de portes d’entrée, est accessible par un passage sous-terrain caché.

 

 

 

 

On y découvre les rocailles, plantes sauvages de montagne. C’est un véritable havre de paix à (re)découvrir tout au long de l’année.

 

 

 

 

 

 Êtes-vous déjà passé devant ce superbe jardin alpin, visible en contrebas de l’allée de promenade, entre la Ménagerie et les Grandes Serres au Jardin des Plantes ? On voit souvent, tout au long de l’année, des gens tourner autour sans jamais y trouver l’entrée. Et pour cause, son accès est totalement caché à l’intérieur d’un autre jardin, il faut le savoir ! Il faut en effet passer par le Jardin de simples de l’École de Botanique, situé au cœur du Parc.

 

 

 

Une fois au milieu du jardin, on aperçoit une allée sous-terre qui mène vers ce jardin alpin dissimulé. Ouvert tous les jours gratuitement de 8h00 à 18h30, ce jardin est une vraie pépite à découvrir. Grâce à son aspect confidentiel et caché, il est de fait moins fréquenté que les autres et se révèle être un réel cocon pour une pause bucolique.

 

 

Le Jardin Alpin, tel qu’il se présente à nous aujourd’hui au sein du Jardin des Plantes, est né dans les années 1930 de l’initiative d’André Guillaumin (1885 – 1976), botaniste, assistant de la chaire de Culture au Muséum.

 

 

 

Avec l’aide de Camille Guinet et Mariska Heklova, il réaménage le carré des couches, utilisé comme un lieu d’expérimentation depuis le 18e siècle. Son emplacement mi- ombragé et protégé par un coin de forêt et ensoleillé en contrebas en fait le coin idéal pour ces plantes d’altitude, qui se retrouvent à l’abri du vent, du gel et des canicules. Le but de ce jardin ? Nous-y dévoiler la flore alpine et méditerranéenne.

 

Jardin Alpin

57 Rue Cuvier

75005 Paris

 La Maison de Balzac et son jardin secret avec vue sur la Tour Eiffel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Maison de Balzac, qui fut l’une des demeures du célèbre écrivain, est l’un des joyaux littéraires de la capitale, situé dans le 16e arrondissement de Paris. Cette maison-musée cachées en contrebas, accueille également un incroyable jardin avec vue sur la Tour Eiffel ainsi qu’un café.

 

 

 

Après avoir visité la maison de Victor Hugo, venez découvrir la maison de Balzac ! Le lieu accueille un véritable écrin de verdure avec vue sur la Tour Eiffel, caché des regards, parfait pour prendre un bain de soleil au calme.

 

 

 

Fraichement rénovée, la maison-musée du célèbre écrivain est de nouveau accessible. C’est ici, à Passy, que Balzac vivra pendant sept ans et qu’il écrira La Comédie Humaine. Cette maison, transformée en musée, nous dévoile la vie personnelle de Balzac : manuscrits, objets du quotidien, tableaux, gravures, éditions originales. 

 

 

 

 

 Au programme, la visite des trois étages que compte la bâtisse, ancien hôtel particulier, mais aussi la découverte d’un jardin confidentiel avec une vue unique, où se niche un petit café anglais, The Rose Bakery. Il s’agit de la seule demeure encore existante aujourd’hui de l’écrivain. Il y vécut de 1840 à 1847, sous le pseudonyme de « monsieur Breugnol », afin de fuir ses créanciers. Honoré de Balzac était en effet endetté à cette période, et écrivait tous les soirs éclairé aux chandelles dans l’une des cinq pièces de son appartement. Fait étonnant, de l’extérieur, on aperçoit un seul étage, les autres paraissent être sous terre car le terrain est en pente.

 

 

 

En 1908, Louis Baudier de Royaumont loue cet appartement de Balzac et le transforme en un musée, inauguré en juillet 1910. Le pavillon sera ensuite classé aux monuments historiques, tout comme les jardins, quelques années plus tard. Des travaux doivent être effectués dans les années 2000 mais leur réalisation est retardée et la Maison de Balzac ne rouvrira finalement qu’en 2019. On trouve dans la bâtisse rénovée des documents de l’auteur, ses manuscrits, des éditions rares, des toiles, ou encore des objets insolites, tels que sa cafetière.

Maison de Balzac

 47 Rue Raynouard

75016 Paris

 Le Musée Nissim de Camondo, le musée caché près du Parc Monceau

 

 

 

 

Le Musée Nissim de Camondo, appartenant au Arts décoratifs, situé aux abords du parc Monceau, se consacre à l’art décoratif français de la seconde moitié du XVIIe siècle. Filez découvrir ce trésor méconnu de la capitale.

 

 

 

 

Les amateurs de mobilier ancien filent direction le Musée Nissim de Camondo, situé dans le 8e arrondissement de Paris, pour découvrir l’incroyable collection de cet hôtel particulier qui donne à voir parmi les plus beaux meubles et objets du temps de Louis XV et Louis XVI.

 

 

 

 

Un musée appartenant au Arts Décoratifs, légué en 1924 par Moïse de Camondo, et qui vous invite à découvrir une incroyable collection de meubles datant du XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

Pour la petite histoire, lorsqu’il s’installe à Paris en 1869, Nissim de Camondo achète un hôtel particulier au 63, rue de Monceau tandis qu’Abraham-Behor, son frère fait construire le sien sur la parcelle voisine. Sans aucune rivalité, les deux frères reçoivent tout le gratin de Paris avec faste.

 

 

 

 

Son fils, Moïse de Camondo devient un collectionneur en vue et un important financier. A la mort de sa mère, il fait raser la demeure familiale à l’exception du bâtiment sur rue pour faire construire un hôtel particulier par l’architecte René Sergent, pouvant accueillir son importante collection de meubles, de tableaux et d’objets d’art du XVIIIe siècle. 

 

 

 

 

Á la mort de son fils durant la première guerre mondiale, qui s’appelait Nissim comme son grand-père, Moïse décide de léguer son hôtel et ses collections à l’Union centrale des arts décoratifs en la mémoire de son fils à qui il l’avait destiné et, dans cette perspective, il continuera, jusqu’à sa mort en 1935, de l’enrichir pour constituer un ensemble parfaitement représentatif de l’art du XVIIIe siècle français. Un musée qui fût ensuite inauguré par sa fille en 1936.

 

 

 

Cet hôtel édifié de 1911 à 1914 est une demeure d’apparence classique mais dotée du dernier confort moderne d’une maison du début de XXe siècle et reste le seul témoignage conservé dans son intégrité qui permette de comprendre le fonctionnement d’une maison particulière de la plaine Monceau.

Musée Nissim de Camondo

 63 Rue de Monceau

75008 Paris

La science, le cabinet insolite et gratuit le plus caché de Paris,

Musée de la pharmacie

 

 

 

 

Au cœur d’un hôtel particulier, tout près du Parc Monceau, se cache l’un des musées les plus discrets de la capitale, celui de la Pharmacie ! On y découvre gratuitement l’histoire du lieu, qui abrite désormais l’Ordre National des Pharmaciens et des collections insolites.

 

 

 

 

 

 

Plusieurs musées parisiens se disputent le titre du plus caché de la capitale, un lieu dont on ne soupçonne même pas l’existence, derrière une façade historique ou tout à fait commune.

 

 

 

Eh bien, le Musée de la Pharmacie est l’un de ceux-là, et peut-être même le mieux dissimulé de tout Paris ! Vous le trouverez dans une belle cour, derrière les hôtels particuliers du 4 et 6 avenue Ruysdaël, situés tout près du Parc Monceau, dans le 8e arrondissement. Le lieu accueille d’ailleurs aujourd’hui l’Ordre National des Pharmaciens !

Accessible gratuitement sur rendez-vous, le musée recueille des collections exceptionnelles d’objets utilisés pour la préparation de médicaments, d’ingrédients plus étonnants les uns que les autres, de vases et d’ouvrages de pharmacopées du 16e au 20e siècle. Il faut remonter dans le temps de quelques siècles pour comprendre l’origine de ce musée, très bien conservé, qui nous accueille sous son beau pavillon normando-mauresque, le seul de la capitale, un véritable bijou. Profitez-en aussi pour découvrir l’escalier d’époque, avec sa boiserie noire et ses mosaïques chatoyantes, qui représentent les dieux de l’Olympe.

 

 

 

 

 

Cet hôtel particulier est en effet celui de Gaston Menier, petit fils de Jean-Antoine-Brutus Menier, fondateur des drogueries pharmaceutiques et plus tard des Chocolats Menier. Si cette grande famille d’industriels du 19e siècle, très fortunée, a petit à petit abandonné ce patrimoine pharmaceutique, elle est à l’origine de nombreuses découvertes et inventions dans le domaine. C’est pourquoi on trouve dans le musée le droguier Menier, un monumental arsenal thérapeutique de 755 pots, avec ses yeux d’écrevisse, fleur de souffre, mine de plomb et autres joyeusetés qu’on imagine mal utiliser aujourd’hui !

Ouvert en 2010, le Musée de la Pharmacie vous présente quelques milliers de pièces, dont certaines ont près de 5 siècles d’existence. Objets et ustensiles d’apothicaire, pots à pharmacie d’époque, ouvrages anciens, affiches, caricatures, estampes… des curiosités que l’on découvre avec intérêt aux côtés de la guide Camille Jolin. Avant d’en arriver aux connaissances de la science actuelle, beaucoup se sont en effet essayés à la préparation de remèdes, sans trop de succès. Eh oui, on utilisait jusqu’à récemment des substances très toxiques pour se soigner !

 

 

 

 

Saviez-vous que jusqu’au 19e siècle, les médecins et pharmaciens utilisaient la thériaque, une préparation connue depuis l’Antiquité, contenant une cinquantaine de composants, dont une forte dose d’opium, censée vous soigner d’à peu près tous les maux existants ? Cette panacée était alors exposée, dans des vases imposants comme celui que l’on retrouve au Musée de la Pharmacie ! De nombreuses anecdotes amusantes jalonnent la visite et nous permettent de saisir les progrès de la

Musée de la pharmacie
Ordre National des Pharmaciens
4, avenue Ruysdaël

75008 Paris

 

 Le Shack, le majestueux restaurant-bar à cocktails caché dans les anciennes imprimeries Calmann-Lévy

 

 

 

A la fois restaurant, bar à cocktails, espace de coworking et adresse dédiée au bien-être, le Shack est un lieu unique en son genre, installé au sein des anciennes imprimeries Calmann-Lévy.

 

 

 

La cheffe Albane Auvray y dévoile une cuisine végétale et saisonnière, locale et respectueuse de l’environnement, qui convainc celles et ceux qui croisent son chemin.

 

 

 

 

 

Installé au coeur des anciennes imprimeries de la maison d’édition Calmann-Lévy d’une beauté à couper le souffle, avec leurs poutres métalliques d’époque, vestiges de Gustave Eiffel, et leurs imposantes étagères boisées d’origine qui courent le long des murs et que l’on imagine sans peine encore chargées d’ouvrages du siècle dernier, le Shack est un lieu de vie protéiforme où il fait bon boire, manger, coworker ou simplement prendre du bon temps entre amis.

 

 

 

 

 

 

Ouvert dès le petit-déjeuner, ce lieu hybride de 1500m2, imaginé par Emilie Vazquez, révèle ses différentes facettes à mesure que les heures avancent. Du duo gagnant café/croissant au réveil, on passe rapidement à la carte du midi, signée d’une jeune cheffe, fraichement arrivée derrière les fourneaux, Albane Auvray.

 

 

 

 

 

Auvergnate, la cheffe de 23 ans est passée par les cuisines du Chiberta et du Bristol aux côtés d’Éric Fréchon, mais également devant les caméras d’Objectif Top Chef. Depuis, Albane Auvray a à coeur de mettre en avant une cuisine responsable qui replace le végétal au centre de l’assiette, grâce à l’utilisation de produits locaux et de saison. Des créations que l’on retrouve le midi à travers des menus abordables pour le quartier, proposés à 25€ entrée/plat-plat/dessert et 32€ entrée/plat/dessert.

 

 

 

 

 Pour le Shack, Albane Auvray signe une carte hebdomadaire mêlant bistronomie française et saveurs des rues de l’Asie du Sud-Est. De sa vision de la cuisine, on découvre, lors de notre venue, deux entrées fraiches, tout en simplicité mais remplies de saveurs : d’abord, des poireaux mimosa et pickles d’oignons rouges (10€), ensuite et surtout, des pommes de terre et haddock (10€) baignées d’une crème crue à la ciboulette, elle-même empreinte des arômes puissants du poisson précité.

Sous la verrière des imprimeries qui baigne de lumière naturelle ce lieu à la hauteur sous plafond vertigineuse – grimpez donc à l’étage pour découvrir une vue plongeante sur le restaurant – on prend le temps de siroter le Fleurs du Mal (Gin, Saint-Germain, jus d’aloe vera, jus de pomme artisanal, jus de citron, aquafaba ; 13€), l’un des nombreux cocktails signature du Shack, sorti tout droit de l’esprit des mixologues de l’endroit.

On poursuit en beauté et en délicatesse avec le filet de truite (19€), assorti d’une compotée d’oignons et d’endives à la douce amertume et d’une sauce vierge au citron et herbes fraiches. Gros coup de coeur également pour le risotto d’épinards (19€), copeaux de shiitake et noisettes, un délice de réconfort.

Pour la partie sucrée, Albane Auvray se charge elle-même des desserts et fait dans l’originalité avec des créations à base de légumes. Avec brio, puisque cette panna cotta déstructurée au fenouil confit à l’orange et noisettes (9€) est plutôt réjouissante. Sinon, notez que le Shack propose également, chaque jour, une pâtisserie signée par le chef pâtissier Carl Marletti.

Le déjeuner fini, on hésite entre partir ou rester sur place. En effet, le Shack est aussi un espace de coworking haut-de-gamme pour les travailleurs nomades qui peuvent vaquer à leurs occupations en toute quiétude dans la grande salle du restaurant aux nombreux coins et recoins, ou bien dans la quinzaine de salles de réunion portant chacune un prénom d’un auteur édité par Calmann-Lévy.

Et pour confirmer le diction ‘Après l’effort, le réconfort’, le Shack dévoile également une programmation bien-être, avec des cours de yoga aérien, de méditation et de danse.

Le soir venu, le Shack se transforme en un bar à cocktails à l’ambiance feutrée où l’on sirote de savants breuvages en accompagnement de planches de charcuteries et de fromages très, très généreuses (23€). Et ceux-ci sont dans la juste lignée du lieu : originaux, inventifs, créatifs, et rencontrés nulle part ailleurs.

On vous l’annonce tout de go, le lieu est très prisé quel que soit le jour de la semaine, on vous conseille donc fortement de réserver votre tablée pour être certain de profiter d’une bonne soirée dans ce lieu qui ne ressemble à aucun autre. Le soir de notre venue se tenait un épatant concert de Carlton Moody, pionnier de la country music from Nashville, et de son fils Jackson.

Pendant pas moins de 2 heures, les deux compères, rejoints à la fin par deux autres musiciens, ont littéralement mis le feu au Shack, enchainant grands classiques du genre et créations personnelles ; un vrai moment de communion entre les membres du groupe et avec le public !

Bien sûr, impossible de résister à la nouvelle carte de cocktails du Shack, des merveilles inventives à l’instar du cocktail L’Âme du Vin (20€), composé de Bourgogne Pinot noir 2019, de vermouth Dolin blanc, de La Cavale blanc AOP 2021, de sirop de bergamote, de jus de citron et dry tonic ; un cocktail qui rend honneur au vin, ce qui est assez rare pour le souligner, d’une légèreté et d’une grande finesse.

Les amateurs de saveurs caféines opteront, quant à eux, pour le cocktail Le Candidat (14€), à la vodka, café pressé à froid, sirop de thé chaï et surmonté d’une délicate et épaisse mousse de lait ; tandis que les esthètes, qui auront assurément reconnu les références à Baudelaire dans les noms des breuvages, choisiront sans ciller le cocktail Illusions Perdues (17€), composé de gin, fenouillette, infusion de thé Semaine 38, verjus et martini ; au verre soigneusement décoré de graines de fenouil, à laper au fur et à mesure de la dégustation pour rajouter une petite note herbacée des plus appréciables.

Le Shack

4 Impasse Sandrie

 75009 Paris

Le Tea Time secret de la Halle aux Grains dans la Bourse de La Halle aux Grains

 

 

 

 

 Le fameux restaurant de Michel et Sébastien Bras, caché au 3e étage de la Bourse de Commerce de Paris – Fondation Pinault, offre un excellent tea time alliant innovation culinaire et superbe vue sur les Halles. On vous en dit plus : Dans le cadre unique de la La Halle aux Grains de la Bourse de Commerce de Paris, chaque après-midi de 15h à 18h, les amateurs de délices sucrés et salés sont invités à une évasion gourmande divine. Niché au cœur de ce bâtiment historique, ce haut lieu de la gastronomie offre une expérience culinaire qui vaut vraiment le détour.

 

 

 

 

 

Le restaurant de La Halle aux Grains, dirigée par le duo père-fils Michel et Sébastien Bras, étoilés de l’Aveyron, a métamorphosé l’ancien silo à grain en un lieu culinaire confidentiel qu’on adore. Le Tea-Time confidentiel du lieu, est une véritable escapade gourmande dans l’effervescence parisienne. Que vous soyez un visiteur désireux de déguster le musée autrement ou que vous souhaitiez simplement faire une pause, vous êtes le bienvenu.

 

 

 

 

 

 

Nul besoin de payer une entrée au musée pour y accéder, un escalier ou un ascenseur vous y emmène directement. Situé au 3e étage de la Bourse, le restaurant-café nous offre une superbe vue sur l’intérieur du bâtiment rénové par l’architecte Tadao Ando, ainsi que sur le Jardin Nelson Mandela, l’église Saint-Eustache, la Canopée des Halles, le Centre Pompidou et, au-delà, les toits de Paris.

L’espace en hauteur est immense et différentes salles, en enfilade, s’ouvrent à nous. Nul besoin de réserver pour vous y poser, mais sachez qu’il vous est possible de réserver une table en ligne pour le Tea Time. L’après-midi, une formule à 29€ comprenant un croque-moelleux accompagné d’une salade, une pâtisserie ou tarte du moment et une boisson chaude ou fraiche.

 

 

 

 

 

 

Pour la petite histoire, les Bras ont imaginé ce restaurant autour du grain en tous genres, mélange de grains, graines et semences qui exaltent les saveurs pour éveiller les papilles. Un véritable grain de folie. L’afternoon tea ne fait donc pas exception et c’est un joli goûter sucré-salé autour du grain qui nous est proposé.

 

 

 

Voici ce que le menu vous réserve:

Côté salé : une interprétation innovante du croque-monsieur, avec trois choix disponibles. Le croque-moelleux de céréales, avec des saveurs variées et uniques, de fenouil, Espelette, poulette de la ferme d’Alice, moutarde crème de raifort, morue et ail des ours, est le point culminant. Il faut savoir que pour vous proposer ces croques au croustillant incomparable, Sébastien et Michel Bras ont inventé leur propre appareil de cuisson avec des stries profondes pour offrir ce résultat gourmand. La garniture se cuit à l’intérieur, en même temps que la pâte, on a adoré la version morue et ail des ours, accompagné de sa salade aux graines germées.

Côté sucré : ici, la star incontestée est le cœur coulant. En effet, on retrouve une interprétation du coulant originel de 1981 en biscuit tiède coulant au chocolat du Cameroun et crème glacée coco et une autre à la noisette du Lot-et-Garonne et sa glace au pralin torréfié. En outre, la pâtisserie du moment propose des délices comme une tarte fine à la rhubarbe confite et une tarte craquante au chocolat Grand Cru de République Dominicaine, chacune offrant des saveurs et des textures inoubliables.

 

 

 

Boissons : On aime la diversité des boissons qui mettent à l’honneur tous les grains, qu’ils soient de café ou de céréales. On s’est laissé tenter de notre côté par un excellent chocolat chaud au lait d’épeautre qui alliait bon goût du chocolat et légèreté.

Le saviez-vous ? Le coeur coulant est un dessert signature, inventé par Michel Bras en 1981, une véritable œuvre révolutionnaire. Sa naissance est le fruit d’une longue réflexion, inspirée par une balade au ski en famille. Le cœur coulant au chocolat incarne un souvenir et une sorte de révélation pour Michel Bras : « On était tous revenus complètement gelés et, pour réchauffer tout ce monde et retrouver la parole, mon épouse a lancé un chocolat à l’ancienne, cuit à la casserole avec du grain de sel », se souvient-il.

La Halle aux Grains offre une expérience unique qui fera le bonheur des gourmands et des curieux. Si vous préférez la qualité et le goût à la profusion, alors vous êtes au bon endroit, on s’y régale vraiment. Ne manquez pas l’occasion de découvrir ce joyau caché lors d’une balade du côté des Halles à Paris. C’est idéal pour un déjeuner tardif ou encore un goûter qui change de l’ordinaire.

 

Bourse de Commerce – Pinault Collection
2 Rue de Viarmes,

75001 Paris

 

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