Présence du passé parisien…quelques pépites

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Paris recèle des trésors inestimables, certains sont connus, d’autres moins, certains sont adaptés aux enfants d’autres pas du tout.

Des pépites d’un quotidien, passé pas si lointain, voici quelques uns de ces petites perles, à découvrir:

 

Autobus à plateforme 1313

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Les autobus à plate-forme arrière ont été construits entre 1932 et 1938, ils disparaissent le 23 janvier 1971.

Leur suppression a été décidée pour des raisons de sécurité – certains ont parcouru plus de 2 millions et demi de kilomètres.

De temps en temps, la nostalgie aidant, on peut en apercevoir circulant dans Paris : lors des journées du patrimoine ou lors d’opérations promotionnelles.

 Bains-Douches

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Au 8 rue des Deux Ponts 75004 sur l’ île Saint Louis un des derniers Bains-Douches de Paris encore en fonctionnement.

Boite à sable

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Ce coffret métallique de 1.50 à 1.70 mètre de hauteur est une boite à sable, au XIX  et au début du XX siècle  lorsque la chaussée était glissante suite à du verglas ou la neige les employés de la voirie se servaient du sable entreposé pour sécuriser la voie, il demeure quelques exemplaires de boites à sable, celle de la photo est située 41 avenue Gabriel 75008.

Borne rouge incendie

87 rue de sévigné 75004

Cette borne rouge au  67 rue de Sévigné 75004 est un ancien avertisseur d’incendie qui était utilisés bien avant que le téléphone existe.

La borne était reliée à la caserne de pompier la plus proche via un système ancien type téléphone.

Il y en a encore quelques uns à Paris plus ou moins bien entretenus.

Lanterne de la Poste

lanterne r betie

Au 51 Rue La Boétie, 75008 , le bureau de la Poste a gardé ses candélabres anciens en fer forgé, un certain charme.

Lanterne sapeurs pompiers

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Certaines casernes ont encore conservé leur candélabre spécifique avec la lanterne aux vitres rouges sur lequel on peut lire : « sapeurs pompiers » notamment la caserne sise Square Violet 75015.

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Manège chevaux de bois manuel

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Niché 2 Allée Adrienne Lecouvreur, 75007 Paris contre le square pour les petits, on trouve un très joli manège rétro à souhait.

Très rétro même puisqu’il date de 1913.

Ses chevaux en bois arborent chacun un prénom et sont suspendus par le haut à une machinerie qui fonctionne à l’aide d’une manivelle. Les messieurs en charge du manège, sont donc obligés de lancer les tours par un petit coup de force.

Cela fait donc de ce manège le plus écolo de la terre ? Les plus âgés des cavaliers peuvent tenter d’attraper des anneaux en métal grâce à une baguette, manquant d’éborgner tout passant peu attentif.

Pèse-personne

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Ce type de pèse-personne était naguère fort répandu à Paris: sur les quais du métro, devant les pharmacies, dans les jardins publics, etc…

Celui-ci survit dans le jardin du Luxembourg 75006 .

Repère crue de la Seine de 1910

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quai Conti, au niveau de l’Hôtel de la monnaie (amont)

La crue de la Seine de 1910, souvent qualifiée de crue centennale, est le plus important débordement connu de la Seine après celui de 1658. Il a touché la plus grande partie de sa vallée et, bien qu’il n’ait pas été très meurtrier, a causé d’importants dommages à l’économie régionale, en particulier à Paris.

La  Seine a atteint son niveau maximal,8,62 mètres sur l’échelle hydrométrique du pont d’Austerlitz à  Paris le 28 janvier, mais a affecté de nombreux quartiers de la capitale et de nombreuses villes riveraines du fleuve pendant plusieurs semaines avant et après cette date, la montée des eaux s’étant faite en une dizaine de jours, tandis que la décrue a demandé environ 35 jours.

Les affluents et les confluents de la  Seine connaissent le même sort à des degrés différents, du fait de l’interdépendance des différents systèmes hydrologiques. Certaines villes de banlieue subissent des dégâts importants.

Lors de cette grande crue de 1910, les députés, pour réamorcer la reprise du travail, se rendent à l’Assemblée nationale en barque.

Le zouave du pont de l’Alma, sur lequel les Parisiens ont l’habitude de mesurer la montée de la Seine, a de l’eau jusqu’aux épaules.

Une fontaine

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Cour Damoye 75011 près de la place de la Bastille une fontaine en fonte.

 Diverses plaques en ferraille ou émaillées 

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 Coffret mural

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Cette plaque en fonte décorée, placée au pied des réverbère éclairant le Pont Neuf, couvre une niche dans laquelle se trouvait le robinet du gaz , permettant d’ouvrir ou fermer selon les besoins.

Plaque d’identité 

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Rue de Castiglione 75001, cette plaque servait à l’identification de la lanterne en surplomb.

Limite de Paris

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Plaque marquant les anciennes limites de Paris, installée en 1762 et actuellement située au 304 rue de Charenton. 75012.

Passage clouté

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Les passages cloutés ont presque disparu… On ne traverse plus dans les clous et si l’expression reste encore de nos jours, on traverse aujourd’hui dans les passages protégés… de bandes blanches.

Ticket de métro

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Tout d’abord une courte histoire du ticket de métro.

Le 19 juillet 1900 à 13 heures, l’inauguration du Chemin de fer Métropolitain de Paris.
Parmi les fastes de l’Exposition Universelle, elle passe presque inaperçue !
La ligne n°1 ne comporte alors que huit stations : Porte de Vincennes, Nation, Gare de Lyon, Bastille, Hôtel de Ville, Palais Royal, Champs-Élysées et Porte Maillot.
Les autres ne sont pas terminées. Les stations Saint-Paul et Châtelet ouvriront le 6 août, Concorde et Alma le 13 août, Louvre et Reuilly le 20 août, Tuileries le 27 août enfin Étoile et Obligado le 1er Septembre.
Les tarifs sont fixés à 0,25 F pour un voyage en 1 ère Classe, 0,15 F pour un voyage en 2 e Classe et 0,20 F pour un voyage aller-retour en 2 e Classe à condition que l’aller commence avant 9 heures du matin et que le retour s’effectue le même jour.
Ces tarifs sont identiques à ceux perçus dans les tramways et omnibus pour une section dans Paris.

Les billets vendus à l’unité sont imprimés « à plat » sur un carton assez épais, au moment de leur vente, par une machine de type « soulage » fabriquée par la société « l’Appareil Contrôleur » qui réalisa quelques années auparavant des machines de conception voisine mises en service à la Gare du Nord et à la Gare Saint-Lazare.
Ces machines, très bruyantes, seront retirées du service en 1910 mais elles auront équipé toutes les stations ouvertes entre 1900 et 1906.

Les billets dont le texte est encadré, sont de couleur Rose pour les 1 ères Classe, Crème pour les 2 emes Classe et Verte pour les Aller-Retour.
Ils sont datés à l’aide de trois groupes de chiffres : les trois indiquent le jour de l’année, les deux suivant l’année et les deux derniers l’heure de la délivrance du billet.
Exemple : 314 00 12 pour le 314 ème jour de l’année 1900 à 12 heures.

Il existe aussi des billets de secours émis par un élément spécial de la machine et portant sur le même billet les trois indications de classe et de prix. L’identification se fait alors simplement par la couleur.

Enfin l’on trouve de Billets de Réserve émis à l’avance, sans date, celle-ci étant indiquée au moment voulu à l’aide d’un timbre humide.

Très vite, la composition des billets évoluera. Le carton devient une cartonnette plus légère, la classe est indiquée en chiffre et non plus en lettres avec la mention « Valable pour ce jour seulement », le prix sera écrit « Px » avant de disparaître en 1919.

Les Aller-Retour devenus bicolores (Verts et Mauves) en 1902 deviennent fin 1903 Vert avec deux larges raies violines qui bientôt seront réduites à deux fines rayures.

On voit apparaître en 1908 des billets dont le texte n’est pas encadré mais dont les cotés portent la trace des molettes d’entrainement de la machine rotative. Il s’agit de billets émis par des machines « CHAMBRON ». Le dateur ne comporte plus que six chiffres, l’année n’est matérialisée que sur le chiffre des unités.

A cette époque on pouvait acheter un ticket de métro où le nom de la station était mentionné.

 Vespasienne

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Située près de la Maison de la Santé boulevard Arago 75014. cette ancienne vespasienne  assiste au ballet ininterrompu des voitures qui circulent jour et nuit.

Inlassablement repeinte, elle est le dernier vestige de ce Paris des années 1830, période pendant laquelle le préfet de Seine d’alors en fit installer près de 500 un peu partout dans la ville.

 Borne Bi-Bop

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Pour téléphoner avec un Bi-Bop, l’usager devait se placer dans une zone d’appel repérée par la signalétique bleu-blanc-vert, sur les poteaux électriques ou les canalisations (on peut encore fréquemment voir ces signalisations, qui n’ont pas été enlevées). Il devait alors « prendre la ligne » en effectuant une manipulation sur le combiné (comme sur un téléphone sans fil domestique), puis composer le numéro.

Pour recevoir des appels, l’usager effectuait la même manipulation pour se localiser puis devait rester positionné dans le rayon d’action de la borne, ce qui était loin d’être simple d’autant qu’il n’y avait pas d’indicateur de la portée du signal. Il devait ensuite attendre l’appel : il fallait donc prévoir à quel moment on allait être appelé. Lorsque l’abonné n’était pas localisé, une messagerie vocale prenait les messages. Ce mode de fonctionnement limité fut le principal inconvénient relevé par les clients.

L’autre élément ayant desservi le Bi-Bop était son impossibilité de passer d’une borne à l’autre. Si l’on s’éloignait de la borne, la communication était coupée. Le problème est que dans une zone dense, la signalétique de la zone d’appel est partout et il est impossible de savoir à quelle borne on est rattaché. D’autant que pour des raisons de sécurité, les bornes étaient le plus souvent dissimulées, donc invisibles. Çà et là subsistent quelques bornes Bi-Bop.

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