Notre belle capitale est si riche par son histoire vieille de deux millénaires, que nous vous présentons ici une deuxième sélection d’anecdotes insolites sur l’histoire de Paris. On regroupe ici des fragments d’histoire plus ou moins proches qui on l’espère vous feront sourire. Voici des anecdotes insolites sur l’histoire de Paris. À découvrir :
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La place des Vosges, un nom simplement chauvin ?
La réalité est toute autre ! La place Royale, après la révolution, devait être renommée pour une raison que vous avez probablement devinée. Plus ancienne place de Paris, construite sous Henri IV en 1612 et lieu de résidence de grandes figures, notamment de Victor Hugo. Après la révolution et en l’espace de 10 ans, elle fut successivement baptisée « place des Fédérés », « place de la Fabrication-Des-Armes » puis « place de l’Indivisibilité ». Un peu girouettes sur les bords, les révolutionnaires ?
Mais le nom qu’elle porte aujourd’hui est en réalité une sorte de récompense. Une ode au zèle fiscal (ça fait rêver hein ?). Napoléon Bonaparte mit les Vosges à l’honneur pour avoir été le 1er département à s’acquitter de l’impôt postrévolutionnaire.
Le plus grand jardin privé de Paris
On parle d’un hôtel particulier de style baroque construit en 1722, classé aujourd’hui monument historique. Propriété de la famille de Montmorency-Luxembourg, du prince Jacques Ier de Monaco puis de Napoléon Bonaparte. L’hôtel passe aux mains du duc de Galliera (duché Napoléonien en Bologne), mais également celles de l’empereur d’Autriche-Hongrie François-Joseph Ier, qui en fait l’ambassade de son empire en France.
Après la 1ère Guerre Mondiale, l’état français rachète l’hôtel et en fait le siège des tribunaux arbitraux mixtes, mis en place d’après le traité de Versailles. Depuis, de nombreuses grandes figures y « résident » comme « locataires ». Des personnes telles que De Gaulle, Pompidou, Raymond Barre mais aussi Édith Cresson et, beaucoup plus récemment, Jean Castex. Je pense que vous l’avez ? Oui oui, ah oui là je dis oui ! L’hôtel Matignon, résidence du premier ministre, possède un beau jardin de 3 hectares.
L’hôtel Gaillard un château de la Loire au cœur de la Plaine-Monceau
Situé au cœur du 17e arrondissement, l’hôtel Gaillard fait figure d’ovni architectural parmi les immeubles haussmanniens de la Plaine-Monceau. On doit cet édifice à un certain Émile Gaillard, un banquier qui eut, à la Belle Époque, la folle idée de faire bâtir en plein Paris un hôtel particulier inspiré des châteaux de la Loire, et plus particulièrement du château de Blois. En témoigne son improbable façade en briques et en pierres décorée de motifs en forme de losanges, flanquée de tourelles et de gouttières dorées. Avec son majestueux escalier à double révolution et son immense salle de bal, l’endroit semble en effet avoir été bâti pour un monarque ! Racheté à la mort de son propriétaire par la Banque de France, cet hôtel particulier hors norme abrite aujourd’hui Citéco, un musée dédié à l’économie.
Hôtel Gaillard
1 place du Général Catroux
75017 Paris
Quand la petite souris est passée au Panthéon
2006, la ville de Paris s’est réveillée avec une surprise : l’horloge du Panthéon avait été réparée et remontée, et fonctionnait parfaitement. Simple travail de restauration de la ville de Paris me direz-vous ? Que nenni. M. Bernard Jeannot, alors administrateur du monument, découvrait la chose en même temps que tout le monde. L’horloge Wagner du XIXème n’était plus en état de marche depuis 1965.
C’est en réalité un groupe clandestin de restauration du patrimoine aux allures de groupe de métal industriel allemand, Untergunther, qui a fait le coup. Des mois durant, les restaurateurs sauvages ont occupé le Panthéon durant la nuit afin : « On l’a remise en état avant qu’il ne soit trop tard ».
En réalité, ce groupe fait partie d’un collectif plus grand appelé « UX », un collectif qui d’ailleurs aurait plus de 40 ans aujourd’hui. Des pionniers de l’urbex.
Savez-vous pourquoi cette voie montmartroise a été baptisée “rue des Martyrs” ?
Située entre les 9e et 18e arrondissements de Paris, la rue des Martyrs est un ancien chemin menant vers le village de Montmartre. Mais d’où lui vient ce curieux nom qui évoque un passé sombre ?
La rue des Martyrs ne date pas d’hier ! Elle était à l’origine un chemin conduisant à l’abbaye de Montmartre qui existait autrefois en haut de la butte. Lorsque la voie est tracée, celle-ci est tout d’abord dénommée la “rue des Porcherons”, en référence l’ancien nom de ce quartier des faubourgs, déjà rempli de cabarets. De 1793 à 1806, celle-ci a ensuite pris le nom de “rue du Champ-de-Repos”, avant de devenir la “rue des Martyrs” en 1868.
Pourquoi alors lui avoir donné ce nom de “Martyrs” ? Son origine remonte au temps où Montmartre était encore un village proche de la capitale, et aurait un lien étroit avec saint Denis. Selon une légende, le premier évêque de Paris était chargé, avec ses compagnons Éleuthère et Rustique, d’évangéliser la Gaule sous l’Empire romain. Le préfet romain Fesceninus les arrêta et leur fit subir le martyre dans différents lieux de la capitale.
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