Un Tour du Monde des gâteaux juifs

Les traditions juives se sont dispersées dans le monde, s’enrichissant des cultures qui accueillirent,  plus ou moins à long terme.

Le peuple juif au cours de ses pérégrinations a adopté certaines recettes des pays qu’il a traversés.

On peut distinguer deux grands courants culinaires :

* la cuisine juive  ashkénaze : Europe centrale, Alsace, Allemagne

*la cuisine juive séfarade : Moyen-Orient et  Maghreb.

Dans chaque pays où les juifs s’établirent ils utilisèrent les ressources naturelles: graisse d’oie en Europe centrale, huile d’olive, citron, ail, épices aromatiques en Afrique du Nord.

Les pâtisseries juives d’ Europe centrale et d’Alsace ressemblent aux pâtisseries Russes, Polonaises ou Autrichiennes.

Les Juifs Grecs et Turcs utilisent des fines herbes fraiches telles que l’aneth et la coriandre.

La cuisine séfarade, les pâtisseries ont des parfums de miel, d’amande, de datte, de cannelle, elles s’enrichissent d’abricots et de raisins secs, de graines de pavot

En Afrique du Nord, les pâtisseries Juives ressemblent aux pâtisseries Arabes.

Notons que l’utilisation de la cannelle en Afrique du Nord se fait aussi bien pour les plats salés que sur les plats sucrés.

Le brassage des 3000 ans de civilisations et les nombreuses communautés (musulmanes, juives et chrétiennes) qui ont cohabité harmonieusement en Afrique du Nord, les divers occupants (français, turcs, italiens, espagnols, maltais, siciliens, russes blancs, grecs) ont agrémenté, avec l’apport des différentes recettes.

Rappelons que la tradition c’est la transmission d’une génération à une autre de tout ce qui lui a été transmis par les générations qui l’ont précédée.

Le Talmud dit qu’il n’existe pas de fête sans nourriture et sans boisson.

Maimonide disait qu’il était important de préparer les mets et de les manger avec un esprit en paix. Il insistait sur l’importance d’une nourriture saine et bien préparée, sur les bienfaits médicinaux de chaque aliment. Il disait également que prendre ses repas en agréable compagnie rendait les gens plus heureux et sereins.

Quand une famille juive ou des amis se réunissent pour manger ensemble les plats de fête, ceux-ci sont souvent remplis de réminiscences de pays traversés, de nostalgie de parents ou grands-parents qui préparaient ces plats avec beaucoup de minutie et d’attention, d’odeurs, faisant appel à notre mémoire émotionnelle ainsi qu’à nos cinq sens

Voici un petit inventaire à travers d’un Tour du Monde des gâteaux juifs, à découvrir :

 

Babka ou bobka

Le babka ou bobka (en polonais vieille femme ou grand-mère) est un gâteau originaire de l’Europe de l’Est.

Il ressemble au kouglof alsacien.

La recette est toujours d’actualité en Pologne comme dans la diaspora polonaise, et notamment à New York et à Montréal.

On peut éventuellement la retrouver dans les territoires de l’actuelle Russie, mais il est à noter que le royaume de Pologne allait à une époque de son histoire jusqu’à Kiev et, après la Seconde Guerre mondiale, a perdu une grande partie de ses territoires à l’Est.

Bambalouni

Les bambalouni de Tunisie sont des  beignets en forme d’anneau très typique, qui se mangent saupoudrés de sucre et à toute heure de la journée.

Blintzes

Les blintzes sont des crêpes originaires de Hongrie.

Cette spécialité juive servie pour Chavouot a été adoptée car il est habituel de manger des plats laitiers.

Ces crêpes très minces peuvent être remplies avec à peu près tous les ingrédients notamment  avec des fruits rouges ou de la compote de pommes.

Boulou

Le boulou est un gâteau tunisien, classique de la culture juive, qui marque la fin du jeûne de Yom Kippour, aussi appelé jour du Grand pardon.

Á mi-chemin entre le pain et le gâteau, c’est parfait pour le petit déjeuner. Il est moelleux et parfumé, les graines de fenouil donnent une légère note anisée très appréciable.

Les divers ingrédients entrant dans la composition du boulou sont : farine, huile, sucre, eau de fleur d’oranger, zestes d’orange, oeufs, poudre d’amande, levure chimique, raisins secs, amandes entières, pincée sel, graines de sésame, graines de fenouil

Bouscoutou

Le bouscoutou est une sorte de délicieuse génoise, origine de Tunisie, très moelleuse et pas sèche du tout, une recette idéale pour un petit déjeuner, un goûter ou pour la fin d’un jeûne.

Le bouscoutou est une sorte de génoise, très légère, et aromatisée à la fleur d’oranger.  Ce n’est pas vraiment une génoise car la vraie génoise ne contient ni blancs en neige ni levure, mais la texture est assez proche.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : des oeufs, du sucre en poudre, de la fécule de pomme de terre, des amandes en poudre, de la vanille ou un zeste de citron.

Buñuelos ou bimuelos ou birmuelos ou bermuelos ou burmuelos ou bunyols ou bonuelos

Les buñuelos, également appelés bimuelos, birmuelos, bermuelos, burmuelos, bunyols, bonuelos et bougnettes sont des beignets généralement farcis ou garnis.

Ils proviennent vraisemblablement de la cuisine maure ou séfarade et se sont répandus dans d’autres pays à la suite de l’expulsion des juifs et des maures d’Espagne.

Goûter populaire dans nombre de pays d’Amérique latine (en particulier au Mexique), des Philippines, de Turquie, de Grèce et du Maroc, les buñuelos sont un plat traditionnel de Noël, du Ramadan et de Hanoucca.

Les buñuelos consistent typiquement en une pâte à base de blé levé, parfumée à l’anis, finement roulée ou aplatie, découpée en plusieurs pièces, frite et assaisonnée.

Ils peuvent être farcis avec une variété d’ingrédients, de la marmelade au fromage.

Challah aux fruits secs

Pour Roch Hachana, on prépare une challah aux fruits secs, elle est sucrée pour souhaiter une année douce et on la trempe dans du miel.

On la tresse ensuite en couronne ou en escargot.

Le mot gâteau est une traduction du mot hébreu « challah ».

L’offrande ou la portion de challah qui a été donnée aux prêtres ( kohanim) a été appelée la mitsva de hafrashat challah, séparant la challah, donc la challah n’a pas de frontières.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont :  sucre, eau tiède (35°C), levure de boulanger, miel, huile d’olive, œufs, sel, farine, fruits secs coupés en morceaux ou des pépites de chocolat, des graines de sésame.

Gâteau au drôo

Le gâteau au drôo est un dessert à la farine de sorgho qu’on fait généralement pendant l’hiver.

La farine de sorgho ou drôo est très connue et appréciée en Tunisie, cette pâtisserie est à déguster avec du thé à la menthe ou un vert de lait.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : farine, sorgho (une sorte de farine de mil originaire d’Afrique), sucre, oeufs,  jus d’orange et le zeste, fleur d’oranger, amandes amère, vanille liquide, levure chimique, huile, miel, graines de sésame, fenouil en poudre, raisins secs, noix de pécan ou amandes, dattes…

Flódni

Le flódni est un gâteau dégusté en Hongrie lié à la culture ashkénaze. Il est constitué d’une superposition de couches de pâte, garnies de noix, pavot, pomme et confiture.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : farine, sel, sucre, beurre non salé, jaunes d’oeufs, vin blanc…pour la farce : abricots secs hachés, graines de pavot, vin blanc, sucre, confiture d’abricot, cannelle moulue, clou de girofle moulu, pommes Granny Smith, noix hachées finement, chocolat aigre-doux, finement haché, pruneaux émincés, émincés, zeste et jus de 1 citron, beurre non salé, fondu, oeuf…

Guizadas

Les guizadas sont des pâtisseries d’origine tunisienne et sont des sortes de macarons vite faits bien faits qui se dégustent encore tendres à l’intérieur.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : amandes en poudre, sucre en grain ultra fin, oeufs

Harissa

L’harissa ou plutôt le gâteau harissa est originaire de Tunisie, il se déguste lors de Roch Hachana, pour que l’année à venir soit très sucrée et douce………….donc rien de mieux que celui ci.

NON ne pensez pas qu’il soit à base d’harissala sauce piquante !!!  mais en revanche il est à base de semoule de couscous fine, amandes et miel.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sontsemoule moyenne ou fine,  sucre, huile, poudre d’amande, oeufs, sucre vanillé, levure chimique, eau de fleur d’oranger, extrait d’amande amère, eau, amande ou noisettes concassées, miel

Haroset

Le haroset est une des spécialités de la Pâque juive, c’est en fait une confiserie.

Les recettes de haroset varient considérablement d’une région du monde a une autre mais, le haroset a une influence méditerranéenne avec une base de dattes et d’abricots secs.

Il se présente sous forme de salade de fruits composée de pommes en dés, dattes, abricots secs et  noix hachés.

Les fruits sont arrosés de vin doux et relevés de gingembre moulu peuvent macérer un ou deux jours au réfrigérateur.

Keiss kuchen

Le keiss kuchen est un gâteau ashkénaze au fromage blanc, qui est une sorte de cousin du cheesecake allemand.

Le keiss kuchen est une spécialité venue du Yiddish land, c’est à dire cette Europe essentiellement centrale et orientale où vivaient les juifs ashkénazes avant la Shoah et la quasi disparition de ce monde ancré dans les traditions juives.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : fromage blanc à 20% ou 40%, œufs, fécule de maïs, sucre, sucre vanillé, boudoirs moulus, raisins secs…

Kranz ou krantz

Le kranz ou krantz est une pâtisserie de la cuisine juive d’Europe de l’Est.

Le kranz, transcription de l’hébreu « קראנץ », signifiant littéralement « craquant », mais le terme provient originellement du yiddish  dérivant de l’allemand  kranz, ce qui signifie « couronne ».

Si initialement, cette brioche avait effectivement une forme d’une couronne, elle est généralement aujourd’hui confectionnée dans un moule à pain, droit.

Le kranz dérive du babka polonais.

Il s’agit d’un gâteau de shabbat. Le kranz est constitué d’une pâte à base de farine et de levure, longuement pétrie afin de lui donner une texture très aérée, semblable à celle d’une pâte feuilletée ou d’un croissant.

La pâte, bien étalée, est alors couverte d’une garniture, généralement une pâte au chocolat, ou encore des graines de pavot ou du fromage. La préparation est ensuite coupée en deux bandes qui sont torsadées sous forme d’une vis. Le tout est recouvert de jaune d’œuf puis enfourné.

Lekech

Le lekech est avec le strudel aux pommes et le gâteau au fromage blanc le gâteau traditionnel de Pologne.

Il est dégusté en particulier pendant les fêtes de Pessah (les Pâques juives) car il ne comporte ni farine de blé ni levure, deux ingrédients absolument proscrits pendant cette fête. On en trouve toute l’année dans toutes les pâtisseries juives de la rue des Rosiers à Paris.

C’est un gâteau qui ressemble à s’y méprendre à son cousin français, le gâteau de Savoie.

Les recettes traditionnelles de cuisine ashkénaze sont assez diverses : certaines privilégient la fécule de pomme de terre, d’autres plutôt la farine de pain azyme.

Lokshen kugel

Le lokshen kugel, littéralement gâteau de nouilles en yiddish, est un plat originaire d’Europe de l’Est, populaire chez les juifs ashkénazes.

Il s’agit d’un gratin de pâtes larges agrémentées de fromage, de raisins secs, d’œufs, de cannelle, de crème acidulée et de beurre.

Le plat a eu son origine il y a plus de 800 ans dans le sud de l’Allemagne et est devenu un aliment de base avec les familles juives dans toute l’Europe de l’Est.

Les immigrants juifs ont apporté le kugel avec eux aux États-Unis, où il continue à être un plat populaire de vacances aujourd’hui.

Le lokshen kugel peut être sucré ou salé. Il est le plus souvent fait avec des nouilles ou des pommes de terre.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : œufs, sucre,  muscade moulue,  nouilles cuites, huile végétale,  jus de pomme non sucré,  raisins secs,  noix hachées, beurre, fondu, fromage style cottage, crème aigre ou crème fraîche, sucre

Makotch

Le makotch est un gâteau tendre et sucré garni d’une crème aux graines de pavot et traditionnellement servi à Noël dans les pays d’Europe de l’Est, cependant  les familles juives le prépare également.

Ce gâteau au pavot est certes originaire de Pologne, mais l’utilisation du pavot en cuisine vient de Turquie.

Il se compose d’une pâte levée et d’une farce à base de pavot écrasé pour former une pâte. Le pavot doit d’abord être moulu, ce qui n’est pas une mince affaire.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont :  farce ou mak, graines de pavot, beurre doux, sucre vanillé, extrait de vanille, zeste d’une orange, miel,  sucre, cerneaux de noix, noisettes entières, blancs d’oeuf,  kirsch ou rhum ,

Makrout ou makroud

Le makrout ou makroud, également orthographié maqrouth, maqroudh, est une pâtisserie maghrébine mais également juive.

La cuisine juive séfarade est proche de la cuisine musulmane pour des raisons de climat et de coutumes religieuses à quelques variantes près.

C’est une pâtisserie très populaire en Algérie et Tunisie reprise dans certaines villes du Maroc, de Libye et de Malte et Turquie.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : semoule moyenne, œufs, levure alsacienne, sucre, huile, cannelle, clous de girofle en poudre, zeste d’orange, vanille,  zeste de citron,  dattes hachées…

Le makrout ou makroud est préparé en superposant une couche de pâte à base de semoule de blé dur et une couche de pâte de dattes ou quelquefois de figues ou d’amandes.

Le tout est ensuite roulé, puis découpé sous forme de losanges ou de triangles avant la cuisson et le plus souvent frit dans une huile végétale.

Le makrout ou makroud est ensuite trempé dans un sirop mielleux à base de sucre et de citron ou de zestes d’oranges. Il est enfin servi à froid.

Mandelbrot

Le mandelbrot est un gâteau sec au beurre et aux amandes, originaire de l’Europe de l’Est.

Le mandelbrot est tout simplement ce que nous appelons des biscottis ou pain aux amandes voire même croquants aux amandes, et il s’agit d’une pâtisserie à double cuisson.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont :  farine, levure chimique, sel, zeste râpé d’un citron, jus de citron, extrait d’amandes amères,  amandes effilées…

Mofletas ou mafletas ou territes

Dans la zone espagnole du Maroc on appelle ces crêpes mafletas ou territes et dans le reste du pays mofletas.

Le mofletta est une crêpe mince faite d’eau, de farine et d’huile. La pâte est roulée mince et cuit dans une poêle graissée jusqu’à ce qu’il soit de couleur jaune-brun. Il est habituellement consommé chaud, étalé avec du beurre, du miel, du sirop, de la confiture, du noix, des pistaches ou des fruits secs.

C’est l’élément culinaire principal de la Mimouna fête de clôture typiquement juive marocaine de la fête de Pessah mais on peut les faire à n’importe quelle occasion.

La fête de Mimouna , apportée en Israël par les communautés juives d’Afrique du Nord, notamment au Maroc , est célébrée immédiatement après la Pâque. Dans la soirée, une fête de fruits, confiseries et pâtisseries est prévue pour les voisins et les visiteurs, et mofletta est l’un des plats traditionnellement servis.

La pâte est d’une simplicité enfantine mais c’est trouver la bonne consistance et le façonnage de la crêpe qui demande une certaine technique

Ils se mangent saupoudrés de sucre ou trempés dans le miel, mais aussi nature ou salés.

Montecaos ou montecados ou mantecados 

Les montecaos sont des biscuits sablés, parfumés à la cannelle, au zeste de citron.

Ces petits biscuits très friables ressemblent aux polvorones espagnoles mais ils sont fait à base d’huile ou de margarine.

On les trouve en Espagne, au Maroc, et en Algérie et chacun prétend être le pays d’origine de ces gâteaux …

Cette pâtisserie vient du mot espagnol manteca, qui signifie « graisse ». Les montecaos devaient être faits à l’origine avec de la graisse de porc ou saindoux.

Á l’époque de l’inquisition, après la « reconquista » les Espagnols « catholicisèrent » les recettes de cuisine arabes et juives (notamment les pâtisseries) en remplaçant systématiquement huile ou smen par du saindoux, de façon à débusquer les « faux chrétiens » qui refusaient d’en manger et les dénoncer à l’inquisition.

Certains les appellent montecaos d’autres montecados ou mantecados et c’est une des recettes traditionnelles de Pourim pour tous les juifs d’Afrique du Nord.

On peut les faire à l’huile d’arachide, puis on y ajoute de la farine et du sucre. Ils peuvent être parfumés d’un zeste de citron, à la cannelle, mais aussi au chocolat ou à la noix de coco. Ils sont très fondants, friables.

Mouna

mouna

La mouna ou mona est une brioche en forme de dôme ou de couronne de la cuisine pied-noir et algérienne, originaire d’Oranie (en Algérie) et particulièrement d’Oran, qui est traditionnellement confectionnée pour les fêtes de Pâques.

La mouna ou mona étant semblable à la mona de Pascua espagnole, il est souvent affirmé que cette pâtisserie a été amenée par les Espagnols en Oranie.

Chez les Pieds-Noirs d’Oranie, un grand pique-nique réunit famille et amis, le plat principal étant le gaspacho pied-noir, suivi de la dégustation de la Mouna et du lancer des bilochas (cerfs-volants de roseau et de papier cristal).

 Une autre hypothèse rapproche le nom du gâteau de celui du fort construit par le premier gouverneur espagnol, don Diego, marquis de Comarez, à l’endroit même du débarquement ; ce fort fut appelé Castillo de la Mona (Château de la Guenon, devenu fort de la Moune, puis Fort Lamoune), car, dit-on, l’endroit entièrement boisé était habité par des bandes de singes (mona en espagnol).

Pour la fête de Pâques, les familles auraient fait passer aux prisonniers du fort des gâteaux, piqués sur de longues perches, qui auraient pris le nom du lieu.

Une troisième hypothèse avance que le gâteau porterait ce nom parce que les Oranais avaient l’habitude d’aller pique-niquer près de ce fort, à Pâques.

Henri Chemouilli, quant à lui, rapproche mouna de mimouna, probablement issu de l’arabe imoun (heureux), qui est le nom du dernier jour de la Pâque juive.

Il s’agit d’une pâte levée faite de farine, eau, lait, levure de boulanger, à laquelle on adjoint de l’huile, le jus et le zeste d’oranges (ou de la fleur d’oranger) et une tisane d’anis ou du rhum. La pâte est fractionnée en petites boules que l’on badigeonne de jaune d’œuf battu avec un peu de lait, et dont on recouvre le sommet de morceaux de sucre concassés. Certaines peuvent être garnies d’un œuf frais de poule. Les boules, posées sur un grand plateau en tôle, sont ensuite cuite au four.

Oreilles d’Aman ou hamantaschen 

Les oreilles d’Aman ou en yiddish : המן טאש hamantaschen « Poche de Haman »sont une spécialité culinaire juive préparée exclusivement à l’occasion de la fête de Pourim, une fête juive qui commémore les événements dans le livre d’Esther (Meguila d’Esther).

Situé dans le royaume Perse durant la période de l’Exil, le récit raconte comment la reine Esther et son oncle Mardochée déjouent un plan d’extermination contre le peuple juif, projeté par le vizir royal, Aman. 

Aman, dont les Juifs mangent symboliquement les oreilles, est le personnage biblique dont le dessein d’exterminer les Israélites de Perse est contrecarré par Esther et son oncle Mardochée.

Les oreilles d’Aman sont attestées depuis le XVIe siècle. Elles sont mentionnées dans la comédie Ztachus Bedechusa Dekidushin, écrite en hébreu par le Mantouan Leone de’ Sommi (1527-1592).

Plusieurs explications quant à l’origine et la signification de ces gâteaux sont courantes.  En prenant une forme qui « cache » leurs contenus, les gâteaux rappellent l’histoire de Pourim de façon générale : d’abord, ils font référence à Esther, qui a su cacher son identité jusqu’au moment de la révélation qui sauverait son peuple.

Aussi, ils évoquent le rôle de l’acteur divin dans l’histoire de Pourim qui est « caché » derrière le hasard.

Selon certaines traditions, ce gâteau rappelle donc l’exigence et l’intelligence d’Esther : selon la légende, elle respectait les règles kashrout, sans pour autant révéler son identité juive, en observant un régime composé exclusivement de graines, fruits, et légumes.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : pour la pâte : margarine,  sucre,  œuf,  vanille, farine, levure chimique, sel…pour la farce : graines de pavot moulues, lait, miel, zeste d’un citron râpé, raisins secs…

Rugelach

Le rugelach est une pâtisserie en forme de croissant c’est une spécialité juive.

Á base de fromage blanc, cette pâtisserie traditionnelle ashkénaze a traversé l’Atlantique dans les valises des émigrants d’Europe de l’Est de la Pologne à la Hongrie en passant par la République Tchèque, chaque pays a sa variante pour appeler ce que l’on surnomme aussi « la reine des pâtisseries juives ».

Si les rugelach sont préparés toute l’année, c’est une douceur que l’on réserve particulièrement à la période de Hanoucca.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : pour la pâte à rugelach : farine, sel, Philadelphia ou St Môret, beurre, vanille liquide, jaune d’œuf,  sucre en poudre

pour la garniture aux noix noix hachées, beurre, miel, sucre roux, vanille, cannelle

pour la garniture au chocolatsucre roux, cannelle, chocolat noir, beurre…

Schaleth

Le schaleth qui est un dessert traditionnel ashkénaze se fait aux pommes, aux cerises, aux mirabelles .. bref presque avec tous les fruits.

Il faut remplacer la farine par de la challah ou de la brioche rassie. 

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : pâte à nouilles graisse de veau, marmelade de pommes , raisins de Malaga sans pépins, raisins de Smyrne, challah ou de la brioche rassie râpée, écorce d’une demi-orange et d’un demi-citron bio, muscade,  sucre,Malaga, œufs…

Soufganiyah

Une soufganiyah est un beignet de forme sphérique aplatie, qui est d’abord frit, puis percé et fourré de confiture, de marmelade ou de custard, avant d’être recouvert de sucre impalpable. Elle peut se consommer chaude ou froide.

Le mot soufganiya dérive du terme grec soufgan, qui signifie feuilleté et frit.

Ceci rend très précisément compte de l’aspect d’une soufganiyah, qui était à l’origine préparée en deux pièces recouvrant la confiture, avant d’être frite. De nos jours, les boules de beignet sont frites séparément et remplies à l’aide de machines injectrices spéciales.

Les soufganiyot sont fortement consommées en Israël dans les semaines précédant la fête de Hanoucca, et lors de la fête elle-même, ceci afin de commémorer le Miracle de la Fiole d’Huile, associé à l’inauguration du Temple.

Les soufganiyot sont considérés comme une douceur plus  israélienne, bien qu’elles soient à l’origine polonaise, dérivées des pączki.

Sernik

Le sernik est le cheesecake polonais, soit un gâteau au fromage blanc, avec des raisins secs et du chocolat. Terriblement original, savoureux et si caractéristique de la culture gastronomique de la Pologne, en particulier de Cracovie.

Il existe plusieurs variantes du sernik, mais tous les chemins ramènent à la cuisine juive. Car ce gâteau est étroitement lié à l’héritage ashkénaze, à la tradition culinaire de la Pologne, méridionale et orientale, de la Galicie, de Lwow et même de Vienne.

Les premiers gâteaux au fromage ou cheesecakes datent de 2000 ans avant J.C. et ont été créés par les Grecs. Les Romains y ajoutèrent les œufs et l’introduisirent en Angleterre et en Europe de l’Est.

C’est là que chaque pays et région créeront leur propre version avec des ingrédients locaux (féta pour la Grèce, mascarpone pour lItalie ou encore twarog pour la Pologne).

Ce n’est qu’au XIXe siècle que les États-Unis, aidés par la vague d’immigration européenne, créeront la version à base de cream cheese qui est la plus connue aujourd’hui.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : twarog (fromage frais polonais), œufs, farine, sucre, beurre, raisins secs, amandes effilées, extrait de vanille,  zeste d’orange,  jus d’un citron Meyer…

Sfenj

Les beignets sfenj sont  une spécialité très populaire, une « star » de la cuisine de rue du Maroc.

On les dégustait brûlants trempés dans du sucre ou du miel, car ils étaient vraiment meilleurs quand ils venaient tout juste d’être frits !

On en ramenait aussi à la maison enfilés dans une liane de palmier et c’était bien sûr les beignets préférés à Hanoucca.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont :farine , levure du boulanger, sucre en poudre, sel, sucre glace, huile…

Strudel ou stroudel aux pommes

Le strudel ou stroudel aux pommes est un gâteau ashkénaze, une pâte fine composée de farine, fromage frais et beurre, farcie d’une purée de pommes, raisins secs et amandes hachées.

Le gâteau est roulé et cuit au four.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : pâte à Strudel: farine blanche, huile, eau tiède,  pincée de sel, pour la garniture: pommes coupées en dés, des raisins secs, de la chapelure cuite, du beurre, cannelle, du sucre en poudre…

Tichpitti

Le tichpitti est un gâteau est typiquement séfarade.

On le prépare pour Pessah car on utilise de la farine de matzot (pain azyme).

Pour le rendre moelleux on l’imprègne de sirop à l’eau de fleurs d’oranger.

En outre de la farine de matzot, il faut : du beurre, de la muscade, des œufs, de la cannelle, de la fleur d’oranger, huile, du sirop de cassis, des amandes...

Yoyos

Les yoyos, dès qu`on prépare ces petits beignets, on sait qu`il y al a fête de Pourim qui approche.

Ces petits beignets tunisiens fondants enrobés de miel sont moelleux.

Les ingrédients utilisés pour réaliser la recette sont : œufs, huile, mesures de sucre, levure chimique, vanille, fleur d`oranger, farine, miel...

Zabayon

Le zabayon  est une spécialité culinaire tunisienne, généralement servie en dessert et accompagnée de fruits frais.

Tout comme le sabayon italien, la variante tunisienne est une crème avec toutefois la particularité de ne pas inclure d’alcool, remplacé par de l‘huile végétale et aromatisée d’eau de fleur d’oranger.

Contrairement à la version italienne, le zabayon   est uniquement servi frappé ou glacé.

Il est généralement décoré d’amandes ou de pistaches en poudre avant le service.

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