Quelques expressions culinaires-1

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La nourriture est essentielle à l’homme, de tout temps, il a utilisé des expressions qui ont associé des aliments, des produits culinaires pour décrire une situation.

Je vous propose d’en découvrir quelques unes :

 

Avaler des poires d’angoisse

poiresangoisse

Angoisse est le nom d’une localité en Dordogne qui produisait dès le moyen âge une poire dure et âpre, mauvaise au goût lorsqu’ on la consommait crue mais très appréciée comme fruit à cuire, à sécher ou comme poire à cidre (dès le XIIIe siècle).

L’expression “avaler des poires d’angoisse” se retrouve dès 1245 dans la région d’Albi sous la forme “pera d’ engoyssa”.

La consommation crue de ces poires étant pratiquement impossible la population de l’époque associa par homonymie les poires d’Angoisse à la peur de les manger et de les avaler donc à l’angoisse dans le sens propre du terme: l’anxiété, la douleur morale liée à la crainte.

Les voleurs qui commettaient des larcins l’introduisaient dans la bouche de leur victime pendant qu’ils dérobaient des objets de valeur.

Ainsi, dès le milieu du XVe siècle, naît l’expression “avaler des poires d’angoisse” pour signifier “éprouver de très grands déplaisirs”.

Faire chou blanc

fairechoublanc

Cette expression  » Faire chou blanc  » pourrait venir du Berry où un coup se prononçait « choup » en dialecte berrichon.
Au jeu de quilles, très en vogue au XVIe siècle, un « choup  » blanc était un coup nul, sans résultat.

Un autre ‘coup blanc‘, pourrait venir de la fumée blanche produite autrefois par des coups de feu tirés, même sans aucun résultat.

Donc : ne pas réussir son coup, ne rien gagner.

Garder une poire pour la soif

garder une poire pour la soif Garder une poire pour la soif citée par Antoine Oudin en 1640 dans ses « Curiositez francoises », cette expression daterait de la fin du XVIe siècle.

La poire étant un fruit juteux, on peut aisément imaginer que celui qui suppose pouvoir avoir soif un peu plus tard, sans avoir d’accès facile à un point d’eau, tel le voyageur d’autrefois cheminant longtemps à pied, ait envie de se garder une poire intacte dans son baluchon pour pouvoir étancher sa soif à venir.

Donc : Être prévoyant, garder de côté de quoi assurer des besoins futurs.Économiser, épargner.

On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs 

on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs

On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs  est une locution proverbiale devenue expression française du milieu du XIXème siècle, vulgarisée par Balzac, dans une nouvelle de 1830 intitulée « Adieu » et qui viendrait dit-on d’un adage culinaire servant à justifier les abus et les crimes.

 

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