Quelques expressions culinaires-3-

La nourriture est essentielle à l’homme, de tout temps, il a utilisé des expressions qui ont associé des aliments, des produits culinaires pour décrire une situation.

Je vous propose d’en découvrir quelques unes :

 

Mettre du beurre dans les épinards 

mettre du beurre dans les épinards

 

Mettre du beurre dans les épinards  : l’origine de cette expression peut se rattacher au fait que le beurre est souvent associé à la richesse . Probablement parce que c’est un aliment riche (en calories et lipides) qui fut, en certaines périodes troublées, réservé aux riches ou aux champions du marché noir.

La métaphore de cette expression est parfaitement compréhensible : les épinards sans beurre, c’est diététique mais nettement moins bon pour nos palais qu’avec du beurre ou de la crème.
Donc pour améliorer le goût de ses épinards (ses conditions de vie) mieux vaut y ajouter une bonne dose de beurre (d’argent) : améliorer sa situation, gagner un peu plus d’argent, améliorer son ordinaire.

C’est la cerise sur le gâteau

c'est la cerise sur le gâteau

C’est la cerise sur le gâteau  : est une métaphore pâtissière, par comparaison avec ce superbe gâteau sur lequel trône, au milieu, une belle cerise,  touche de décoration finale qui rend le gâteau  plus appétissant, le petit détail qui parfait une réalisation ou, selon le contexte au contraire un élément final défavorable.

  En faire ses choux gras

en faire ses choux gras 1

En faire ses choux gras : à une lointaine époque, chez les pauvres, lorsque les légumes étaient les ingrédients principaux des repas (la viande était réservée aux riches, le chou en était un des plus courants : résistant, facilement cultivé, peu cher, il était autrement plus souvent présenté à table que de nos jours.

Mais un simple chou bouilli, s’il permet de se nourrir, n’est vraiment pas fait pour mettre l’eau à la bouche. Alors pour lui donner du goût, il était fréquent, lorsqu’on en avait, d’adjoindre à l’eau de cuisson une graisse animale comme du lard, autrement dit de rendre (faire) son chou (un peu) gras.

De là le premier sens de l’expression au XVe siècle : on se régalait de ce bon plat qu’était le chou gras. C’est surtout à partir du XVIIe siècle qu’elle a pris le sens de : en retirer profit.en tirer profit, s’en délecter.

  En faire son miel 

fairessonmiel

En faire son miel : Les abeilles sont de viles profiteuses,  elles exploitent de pauvres fleurs dans défense, sans même leur demander leur autorisation, et en retirent le nectar et le pollen qu’elles ramènent ensuite dard-dard à leur ruche.

Une fois de retour, pour fabriquer ce miel dont on se régale, la butineuse transfère le nectar à une autre abeille qui l’avale et le régurgite à plusieurs reprises dans le but d’en éliminer l’excès d’eau et de le rendre plus riche en protéines et plus épais,  elle sécrète une enzyme, qui modifie les sucres présents dans le nectar.
Ensuite, les abeilles continuent à l’assécher en jouant les ventilateurs avec leurs ailes, avant de le déposer dans une cellule qui est scellée et dans laquelle la transformation continuera jusqu’à donner ce fameux miel.

En résumé, donc, si on oublie qu’ensuite, c’est l’homme qui joue lâchement les profiteurs en récupérant ce miel qu’elles ont mis du temps à fabriquer et qui est normalement destiné à leur servir de réserve de nourriture, on peut dire que les abeilles profitent des fleurs pour en faire leur miel.

Ainsi, en faire son miel : tirer profit de quelque chose, il ne faut pas voir le bénéfice sous l’aspect uniquement pécuniaire qu’on associe souvent au mot, car il peut tout aussi bien être physique ou intellectuel.

Oeuf de Colomb

œuf de Colomb

L’expression: œuf de Colomb, utilisée pour qualifier une idée simple mais ingénieuse, provient d’une anecdote.

Lors d’un repas en présence du navigateur Christophe Colomb, un invité aurait voulu minimiser l’importance de la découverte du Nouveau Monde en disant : « Il suffisait d’y penser. ». Pour répondre à cette provocation, l’explorateur aurait proposé un défi à ses convives. Il leur aurait demandé de faire tenir debout un œuf dur dans sa coquille. Personne n’y aurait réussi, sauf Christophe Colomb, qui aurait écrasé simplement l’extrémité de l’œuf et se serait écrié : « Il suffisait d’y penser ! »

D’où l’utilisation de l’expression c’est l’œuf de Colomb: pour qualifier une idée simple mais ingénieuse.

Être comme un coq en pâte

être comme un coq en pâte

Être comme un coq en pâte : autrefois, on parlait de coq de panier ou coq de bagage par allusion au coq qu’on transportait au marché avec beaucoup de précautions pour lui conserver une valeur marchande la plus élevée possible.

Il s’agirait dans cette comparaison d’un coq enfermé dans une cage et que l’on gave de pâtée pour l’engraisser (ce qui ne serait pas pour lui un véritable bonheur) ou d’un coq en pâte renfermé dans un pâté et dont la tête domine la croûte.

Dans le dictionnaire de Trévoux (1771) et dans celui de l’Académie (1835), on compare à ce coq un homme, tenu bien chaudement couvert dans son lit et ne montrant uniquement que la tête.

C’est vivre à l’abri de tout souci ne s’occupant que de manger, dormir et jouir de tout le confortable de la vie

C’est donc par suite de l’analogie qu’offre cette position avec celle du coq entouré de pâte qu’est due l’origine de cette locution proverbiale.

 

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