Quelques expressions culinaires-2-

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La nourriture est essentielle à l’homme, de tout temps, il a utilisé des expressions qui ont associé des aliments, des produits culinaires pour décrire une situation.

Je vous propose d’en découvrir quelques unes :

 

 

C’est la fin des haricots

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Au siècle dernier, on distribuait dans les internats des haricots aux élèves, quand on ne savait plus quoi leur donner en guise de nourriture. En effet, le haricot était considéré comme un aliment de base, voire médiocre.

Quand il n’y avait même plus de haricots à manger, c’était la fin de tout. C’est de là que provient l’expression « C’est la fin des haricots » que l’on emploie quand on veut signifier que « c’est la fin du monde« , souvent de façon ironique.

Couper la poire en deux

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Couper la poire en deux : cette métaphore est limpide : partager en deux quelque chose et en donner une moitié à chaque partie, c’est bien répartir cette chose équitablement, la répartition jugée acceptable par les deux parties pouvant venir d’une décision volontaire de partager mais aussi résulter d’une négociation suivie d’un compromis ou encore de la décision d’une partie de renoncer à des prétentions trop importantes.

Cette expression ne semble apparaître dans la littérature qu’après les années 1880. Or, 1882 est l’année qui a vu la publication, par messieurs Félix Galipaux et Lucien Cressonnois, d’une saynète où discutent deux personnages et intitulée « la poire en deux ». Les deux personnes, le monologueur et le récitateur, sont sur une scène et se disputent le fait de pouvoir déclamer chacun leur texte qui est en vers.

Après quelques échanges, l’un propose à l’autre de « couper la poire en deux » et de réciter chacun leur tour quatre de leurs vers. Ils finiront par se séparer sans avoir dit leur texte.

Autre usage de cette expression :….Il s’agit donc de « couper la poire en deux », ce qui permet de ménager symboliquement la position de la mère tout en accordant au père le rôle actif qu’il postule. — (Jean-Pol Masson, Droit des personnes et des familles: Chronique de jurisprudence 1999-2004, 2006).

Mi figue – mi raisin

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A la fin du XVe siècle, on disait d’une personne ou d’une chose qu’elle était “mi figue – mi raisin“, pour signifier qu’elle avait à la fois du bon et du mauvais.

Le rapprochement de ces deux fruits n’est pas anodin. La figue a en effet toujours eu une connotation négative. De plus, les figues et les raisins étaient les fruits que l’on mangeait lors du Carême ; les raisins ayant toujours été plus appréciés.

D’un autre côté, on dit que les marchands de Corinthe qui transportaient les raisins secs y ajoutaient des figues.

Depuis, cette expression reflète une situation ou une personne ambiguë.

En rang d’oignon

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Au XVIe siècle, le baron d’Ognon avait pour habitude d’organiser des festins et de ranger ses invités en fonction de leur rang social.

De là naît l’expression humoristique rangé en rang d’Ognon.

Par déformation, on se considère maintenant rangé en rang d’oignon puisque les oignons, dans les potagers, sont alignés.

Selon certains, ceci s’en trouve renforcé par la manière dont sont assemblés les oignons en bottes (les plus gros d’abord).

 

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